jeudi 24 mars 2011

25.000 nouveaux cas en trois ans




Tuberculose. La journée mondiale de la maladie s’est célébrée hier.
Hier, le Cameroun a célébré timidement la journée mondiale de la tuberculose. Une situation due à la grande actualité autour du choléra. Du groupe technique central du programme national de lutte contre la tuberculose (Gtc/Tb), l’on apprend que la maladie fait de la résistance au Cameroun. 25.000 nouveaux cas dont 14.000 cas à forme contagieuse ont été dépistés en moyenne depuis trois ans.
Selon le Dr Désiré Nolna, secrétaire permanent Adjoint du Gtc/Tb, « la tuberculose est une infection pulmonaire. Elle diffère des autres par les germes, le mode de transmission par voix aérienne et le traitement par antibiotiques ». Le principal symptôme de la tuberculose, « c’est la toux. Elle devient suspecte si elle dure au moins deux semaines. Il faut immédiatement aller dans un hôpital pour des examens de crachats qui coûte 1000 Fcfa. Trois prélèvement en trois jours pour rechercher le bacille de Koch». Quand le germe est découvert, le malade est immédiatement mis sous traitement qui se caractérise par la prise d’une association de 4 antibiotiques et des contrôles bactériologiques périodiques. Le traitement dure 6 mois pour un nouveau malade et 8 mois pour les cas de retraitement. « La prise du médicament doit être supervisée, cela permet de contrôler le respect du traitement par le malade ». Au Cameroun, il existe 216 services spécialisés dans la prise en charge des tuberculeux, intégrés dans les hôpitaux. Le traitement est gratuit. Le malade est déclaré guérit lorsque l’examen de crachat est négatif lors du dernier contrôle périodique.
A titre préventif, il faut « vacciner les nouveau-nés et les nourrissons de 0 à 11 mois. La tuberculose n’est plus contagieuse lorsque le malade est sous traitement. Mais lorsque le diagnostic est posé chez une personne qui vivait en communauté et qui se révèle malade, les enfants de moins de 5 ans sont mis sous traitement préventif pendant 6 mois. S’ils sont dépistés positifs, ils seront mis sous antibiotiques. Mais s’ils sont dépistés négatifs, ils poursuivront le traitement préventif pour éviter que la maladie ne s’installe », précise le Dr. Désiré Nolna.
Muriel Edjo

Sit-in à l’université de Yaoundé 1


Grève. Des étudiants revendiquent la programmation de leur soutenance de thèse de doctorat.
Assis à même le sol sous un soleil frappant, ils sont quatre, les étudiants de biochimie qui réclament que soit programmée la soutenance de leur thèse de doctorat/PhD. Le 23 mars 2011, ils ont fait un sit-in devant le rectorat de l’université de Yaoundé 1. Selon eux, cela fait 14 mois qu’ils ont achevé la rédaction et déposé leurs travaux auprès de l’administration. Depuis, ils attendent toujours de passer devant un jury.
Gabin Boris Azantsa Kingue, Cécile Huguette Yangoua Mafo, Blanche Etoundi Omgba et Kuaté Dieudonné ont été sélectionnés en thèse de doctorat/PhD sous la supervision du Pr. Julius Oben du laboratoire de Nutrition et de biochimie nutritionnelle. En juin 2009, ils ont déposé leurs travaux. Ceux-ci sont toujours bloqués au décanat, à l’étape d’évaluation par la commission scientifique, pour les trois premiers étudiants. Pour Kuaté Dieudonné, depuis 9 mois, il lui manque juste un communiqué de soutenance signé du doyen de la faculté des Sciences. « Une formalité pour annoncer que mes travaux vont être défendus publiquement», confie-t-il. « Des camarades ont déposé leurs travaux après nous et ont soutenu leur thèse. Pourquoi sommes-nous bloqués sans qu’on ne nous dise pourquoi? »
Les recours auprès du ministre de l’Enseignement supérieur (Minsup), du recteur de l’université de Yaoundé 1, de la Commission national anti-corruption (Conac), de la Direction de la sécurité du territoire (Dst), n’ont rien fait bougé. D’après eux, le Pr. Ngameni, directeur de la Promotion du dialogue et de la solidarité universitaire au Minsup leur a confié « qu’ils connaissent le problème qui se pose à l’université. Que nous subissons juste des dommages collatéraux ». Des propos qui font penser qu’ils sont les objets « d’un règlement de compte entre certaines personnalités de l’université ». À travers leur manifestation, ils crient donc à l’injustice. Cette situation leur porte préjudice puisqu’ils affirment avoir perdu des propositions d’emploi et des bourses d’études à l’étranger parce qu’ils surveillent leur dossier et ne peuvent voyager.
Muriel Edjo

A la source de l’eau potable


visite. Le représentant du ministre de l’eau s’est rendu à la station d’Akomnyada vendredi dernier.
La journée mondiale de l’eau se célèbre demain sous le thème : « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain ». C’est l’occasion pour le gouvernement, les organisations civiles et les consommateurs de réfléchir sur l’accès à l’eau potable. Particulièrement dans les villes, au regard de leur croissance démographique continue. Plusieurs activités sont prévues. L’une d’elle, la visite de la station de pompage d’eau d’Akomnyada a eu lieu vendredi dernier. C’est le représentant le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Foto Mohanbel Samuel, le conseiller technique N°2 qui s’est rendu à 43km de Yaoundé, près de Mbalmayo.
Il s’est informé sur les étapes franchies par l’eau avant de couler dans les robinets à Yaoundé. Le processus commence à la station de pompage en contrebas. Elle envoie l’eau dans les bacs de décantation. L’eau y est prélevée et examinée en laboratoire. Les principes actifs pour la purifier sont quantifiés puis reproduits à grande échelle. L’eau traitée est ensuite envoyée au centre de distribution de Nkoayos qui la partage à toute la ville de Yaoundé. Selon Soulé Nkouandou, le chef de la station de pompage, 100.000 mètres cube d’eau sont fournis par jour. Une quantité jugée insuffisante pour répondre aux besoins actuels de la capitale.
Pour Hamid Houmida, le directeur régional de la Cde, aire de Yaoundé, « l’on n’a pas investi dans le secteur de l’eau au Cameroun depuis 1985. Nous devions atteindre la saturation avec la station de la Mefou, qui sera bientôt réhabilitée pour ses 60.000 mètres cube d’eau, et celle d’Akomnyada en 2000. Mais la Mefou s’est arrêtée en 1990. Ça veut dire qu’on fonctionne depuis avec un sérieux déficit. Il faut plus de 300.000 mètres cube d’eau par jour pour satisfaire tout Yaoundé ».
Face à ce déficit, un plan de rationnement hebdomadaire de l’eau par quartier a été mis en place par la Cde. Il est renforcé par un approvisionnement de zone comme Damase, Nkolbisson ou Carrière par des camions citernes, des citernes d’eau y sont aussi installées.
Muriel Edjo

Un agronome dans le grenier



Cyprien Bamzock Ntol. L’administrateur de la Mission de régulation des approvisionnements des produits de grande consommation (Mirap) a pris fonction hier.
Nommé le 28 février 2011 par décret présidentiel, c’est hier que Cyprien Bamzock Ntol a pris fonction. Il est l’administrateur de la Mission de régulation des approvisionnements des produits de grande consommation (Mirap), le grenier national crée le 1er février par le président de la République. Le but de cette institution est d’améliorer les conditions d’accès des ménages camerounais aux produits de grande consommation et lutter ainsi contre la vie chère.
Cyprien Bamzock Ntol qui prend les commandes devra donc rendre effectif les missions de la Mirap, comme stipulé dans le décret qui la créée le 1er février 2011. « Constituer des stocks de sécurité, de collecter les denrées sur l’ensemble du territoire national, de procéder à la mise en place des magasins témoins de vente des produits de grande consommation, en concertation avec les opérateurs économiques de l’ensemble des filières et des interprofessions, d’animer les marchés périodiques et les marchés forains », particulièrement.
C’est un ingénieur agronome diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie (Ensa) en 1985. Il s’y connait bien en gestion des produits vivriers. Il a occupé diverses fonctions où il a acquis une certaine expérience. En quelques grandes dates, il débute sa carrière à Bertoua 1986, comme chef de centre de la Mission de développement des cultures vivrières, fruitières et maraichères (Mideviv). En 1990, il passe au rang de chef de service provincial des enquêtes agro-économiques et de la diversification agricole à la délégation provinciale de l’agriculture du Sud à Ebolowa. Délégué provincial de l’Agriculture de l’Est en 2003, il est promu chef de la division de renseignement et de la formation agricole, coopératifs et communautaires au Minader en 2005.
Au moment de sa nomination comme administrateur de la Mirap, Cyprien Bamzock Ntol est inspecteur général des services au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader).

Muriel Edjo

lundi 21 mars 2011

A la source de l’eau potable

visite. Le représentant du ministre de l’eau s’est rendu à la station d’Akomnyada vendredi dernier.
La journée mondiale de l’eau se célèbre demain sous le thème : « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain ». C’est l’occasion pour le gouvernement, les organisations civiles et les consommateurs de réfléchir sur l’accès à l’eau potable. Particulièrement dans les villes, au regard de leur croissance démographique continue. Plusieurs activités sont prévues. L’une d’elle, la visite de la station de pompage d’eau d’Akomnyada a eu lieu vendredi dernier. C’est le représentant le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Foto Mohanbel Samuel, le conseiller technique N°2 qui s’est rendu à 43km de Yaoundé, près de Mbalmayo.
Il s’est informé sur les étapes franchies par l’eau avant de couler dans les robinets à Yaoundé. Le processus commence à la station de pompage en contrebas. Elle envoie l’eau dans les bacs de décantation. L’eau y est prélevée et examinée en laboratoire. Les principes actifs pour la purifier sont quantifiés puis reproduits à grande échelle. L’eau traitée est ensuite envoyée au centre de distribution de Nkoayos qui la partage à toute la ville de Yaoundé. Selon Soulé Nkouandou, le chef de la station de pompage, 100.000 mètres cube d’eau sont fournis par jour. Une quantité jugée insuffisante pour répondre aux besoins actuels de la capitale.
Pour Hamid Houmida, le directeur régional de la Cde, aire de Yaoundé, « l’on n’a pas investi dans le secteur de l’eau au Cameroun depuis 1985. Nous devions atteindre la saturation avec la station de la Mefou, qui sera bientôt réhabilitée pour ses 60.000 mètres cube d’eau, et celle d’Akomnyada en 2000. Mais la Mefou s’est arrêtée en 1990. Ça veut dire qu’on fonctionne depuis avec un sérieux déficit. Il faut plus de 300.000 mètres cube d’eau par jour pour satisfaire tout Yaoundé ».
Face à ce déficit, un plan de rationnement hebdomadaire de l’eau par quartier a été mis en place par la Cde. Il est renforcé par un approvisionnement de zone comme Damase, Nkolbisson ou Carrière par des camions citernes, des citernes d’eau y sont aussi installées.
Muriel Edjo

jeudi 17 mars 2011

De l’eau potable pour tous


Célébration. Hier, le ministre de l’Eau et de l’Energie à lancé les activités en prélude à la journée mondiale de l’eau.
Dans les villes comme Yaoundé et Douala, l’explosion urbaine a entrainé une demande accrue en eau potable. Mais les infrastructures pour répondre de manière suffisante à ce besoin manquent. Dans les zones rurales, les populations se servent encore dans les cours d’eau et puits de fortune. Les forages et bornes fontaines sont encore en nombre insuffisant. L’eau potable n’est pas encore accessible à tous au Cameroun.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Michael Ngako Tomdio a lancé les activités de la semaine nationale de l’eau. C’est en prélude à la célébration de la journée mondiale de l’eau le 22 mars 2011. Le but de ces manifestations, mobiliser et encourager le gouvernement, les organisations, les communautés et les individus à s’engager activement pour reléver le défi de l’accès l’eau potable. Selon Michael NgakoTomdio, « l’eau potable est un droit inscrit dans la charte des Nations unies. Le gouvernement se fait le devoir de respecter ce droit ». C’est dans ce sens qu’à travers la Cameroon water utilities (Camwater), un programme d’investissement prévisionnel sur dix ans a été mis sur pied. Il vise l’augmentation de la production pour satisfaire les besoins actuels.
Un certain nombre de projets structurants sont donc en cours. Il s’agit entre autres, de la construction de l’usine d’eau d’Ayatto, achevée et mis en service depuis juin 2010 dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de l’alimentation en eau potable de Douala. Egalement le projet d’alimentation en eau potable de 52 centres dans les dix régions du Cameroun. Sans oublier la réfection de la station de pompage d’Akomnyada, dans la périphérie de Yaoundé. Il est attendu de cette réfection, un accroissement de l’offre en eau potable de 150.000 mètres cube à 300.000 mètres cube d’eau par jour. Le branchement de 350.000 abonnés supplémentaires d’ici 2015 en ajout au 265.000 présents est prévu.
Au niveau rural, le gouvernement et les partenaires au développement tels que le japon, la Chine, la Belgique et la France ont également initié des projets. Il y a la construction de près de 500 forages équipés à Waza, Yagoua, Mindif, Tokombéré. Aussi le projet de réhabilitation des 350 adductions d’eau rurales Scanwater dans huit régions du Cameroun. Un ensemble de projet qui va porter « le taux de couverture d’approvisionnement en eau potable au Cameroun de 43% à 80% » selon le Minee.
Muriel Edjo

mercredi 16 mars 2011

114 pesticides vendus au Cameroun


Environnement. Mal utilisés, ils deviennent dangereux pour l’homme et la nature.
L’atelier d formation organisé par le comité inter-Etats de pesticides d’Afrique centrale (Cpac) s’est ouvert hier à Yaoundé. Pendant 5 jours, les experts du système d’homologation de France vont former les membres du Cpac sur la « gestion, réglementation évaluation et suivi du processus d’homologation des pesticides ». À travers cette formation, les experts du Cpac vont acquérir les connaissances indispensables à la surveillance des pesticides avant leur mise sur le marché.
Des travaux réalisés par le Cpac, il ressort que 144 types de pesticides sont commercialisés au Cameroun. Ils existent en 6 catégories, en fonction des problèmes à résoudre. Il y a les spécialités comme les insecticides, les nématicides, les fongicides, les herbicides et d’autres. Il y a également des pesticides à double usage. C’est le cas des insecticides- nématicides. Les insecticides sont les plus répandus avec 97 variétés. Leur utilisation est une solution contre les insectes parasites comme les pucerons qui attaquent les récoltes. D’après Benoit B. Bouato, le secrétaire permanent du Cpac, « l’utilisation des pesticides en Afrique centrale demeure anarchique. Ce qui nous sauve aussi c’est le fait que nos agricultures ne soient pas extensives. Hormis le Cameroun et le Tchad qui ont mis en place une certaine réglementation ». En effet, le Cameroun a promulgué la loi n° 2003/003 du 21 avril 2003 portant protection phytosanitaire. Mal utilisé, les pesticides deviennent dangereux pour l’homme et l’environnement. Ils empoisonnent les sols, les récoltes et les consommateurs. C’est la raison pour laquelle le Cpac demandent aux agriculteurs d’Afrique centrale et du Cameroun en particulier de ne recourir qu‘aux produits homologués.
En signant la convention de Rotterdam sur les produits dangereux, le Cameroun a interdit des produits phytosanitaires sur son territoire. C’est le cas de l’endosulfan et du Lindane, inscrits sur la liste des Polluants organiques persistants (Pop) depuis 2005. Leur utilisation a des effets toxiques à long terme sur les sols. Pour reconnaitre les pesticides homologués, il faut chercher le logo « bio pesticide » sur leur emballage.
Muriel Edjo